Le Contrat de ville au Comité de pilotage des partenaires de l’ADIE Polynésie

Le Contrat de ville de l’agglomération de Papeete, a été convié, vendredi 9 mars, de 9h à 11h, au Comité de pilotage des partenaires de l’Adie Polynésie, qui s’est déroulé dans l’amphithéâtre de la CCISM, en présence de Wendy Mou Kui, Directrice régionale de l’Adie, et des partenaires de l’Adie.

À cette occasion, l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie), a présenté le bilan de 2017 et les objectifs pour l’année 2018, notamment le plan stratégique 2018-2020. L’Adie, créée en 2008, a pour missions de financer les micro-entrepreneurs qui n’ont pas accès au crédit bancaire, d’accompagner les micro-entrepreneurs avant, pendant et après la création de leur entreprise, pour en assurer la pérennité. Elle contribue par ailleurs à l’amélioration de l’environnement institutionnel du microcrédit, de la création d’entreprise et de l’insertion vers l’emploi.

En 2017, l’Adie, a accordé 232 microcrédits aux porteurs de projets issus des quartiers prioritaires et 17 prêts d’honneur (prêts à taux zéro accordés aux personnes en difficultés avec peu de moyens). À l’échelle de la Polynésie, l’Adie a octroyé 1231 microcrédits et créée 1225 emplois. Au total, l’association a injecté plus de 600 000 000 Fcfp dans l’économie du Pays. En ce qui concerne l’accompagnement, 1008 porteurs de projets dont 377 sont issus des quartiers prioritaires, ont bénéficié d’un suivi individuel ou collectif, pour un taux d’insertion de 85%. Quant au taux de pérennité des entreprises, sur deux ans, il a atteint les 77% et 67% sur trois ans.

Le profil des porteurs de projets de l’Adie

Les porteurs de projets sont issus majoritairement du régime de solidarité du territoire et donc vivent en dessous du seuil de pauvreté. Près de trois quarts des personnes financées et accompagnées par l’Adie ont un niveau de formation inférieur au baccalauréat : la création d’activité est bien la principale possibilité d’insertion professionnelle pour ces personnes peu formées. La catégorie d’âge de 30 ans et 50 ans est la plus touchée par ce phénomène où certains ont fait l’objet d’un licenciement économique ou bien d’autres qui accumulent plusieurs petits emplois pour survivre. La pénurie d’offre d’emploi amène ce public à créer leur propre emploi et ainsi leur propre ressource pour assurer leurs dépenses courantes et être autonome financièrement.

En conclusion, le nouveau plan stratégique 2018-2020 tend à renforcer le management de proximité, le partage des bonnes pratiques à l’intérieur des territoires et poursuivre le développement de l’Adie en Polynésie. Sur le plan opérationnel, il devrait pouvoir fluidifier le parcours du porteur de projet, grâce à un travail sur l’efficience des process et de l’organisation de l’Adie, permettre un développement des zones à potentiel comme les quartiers prioritaires du Contrat de ville, les zones rurales entre autres.

Retrouvez la présentation du Comité de pilotage des partenaires de l’Adie ici